La mort de Martin Miller

Martin-MillerLe fondateur du gin éponyme est décédé hier des suites d’un cancer foudroyant. C’était un vrai excentrique comme seuls certains sujets de gracieuse Majesté peuvent l’être. Mais aussi un épicurien qui avait fortune dans les antiquités. Lorsqu’il se met en tête de redonner au gin ses lettres de noblesse, Martin Miller (1946-2013) veut sauver une espèce en voie de disparition (à cause de la vodka) : l’amateur de Londron dry gin. Dès la sortie des deux références (Martin Miller’s Reformed Dry Gin à 40% et Martin Miller’s Westbourne Strength à45,2%) en 1999, Martin Miller crée l’événement. Distillés dans un alambic à repasse (nommé Angela et qui date de 1903), ses gins sont infusés avec du genièvre, de la coriandre, de l’angélique, de la réglisse, des racines d’iris, du poivre noir, des zestes d’orange et de citron puis assemblés avec un peu d’huiles essentielles de citron vert et de… concombre. Les amateurs de spiritueux redécouvrent que le gin pouvait aussi être un spiritueux à apprécier en tant que tel, un spiritueux de dégustation. La catégorie peut alors se lancer sur la voie du renouveau. Ce dont vont profiter de nombreuses marques, anciennes ou créées ex-nihilo, de Plymouth à Hendricks en passant par Monkey 47 et tant d’autres. Merci pour tout, cher Monsieur Miller.

Publié le 25 décembre 2013

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