Cinquantenaire, ultra-rare et réservé à une poignée de collectionneurs : Aberlour signe son tout premier whisky de 50 ans d’âge. Une édition limitée à 20 bouteilles dans le monde, dont deux seulement pour la France, pensée comme un jalon dans l’histoire de la distillerie du Speyside.

Un whisky de 50 ans n’est pas qu’une mention d’âge : c’est une épreuve de patience, de sélection et de suivi, où chaque décision compte. Aberlour présente ici son premier single malt affichant un demi-siècle de maturation, fruit de cinq décennies de vieillissement et d’une sélection méticuleuse des fûts, sous la vigilance du master distiller Graeme Cruickshank et de son équipe. L’exercice est d’autant plus rare qu’il se matérialise en très peu d’exemplaires : 20 bouteilles au total à l’échelle mondiale, dont 2 allouées au marché français.

Côté dégustation, ce single malt s’ouvre sur un bouquet de fruits (abricot mûr, pomme rouge, poire), relevé par le melon cantaloup. La trame évolue vers des notes de noisette grillée, meringue, guimauve enrobée de chocolat au lait, avant de laisser place à des touches de muscade, de cannelle et à un chêne toasté plus profond. En bouche, une marmelade d’orange croise un fudge vanillé, puis des saveurs de tarte à la crème vanille, équilibrées par la vivacité du gingembre confit. La finale est décrite comme longue, douce, avec une pointe d’épices persistante.

La rareté ne se joue pas uniquement dans le liquide. Aberlour soigne aussi l’écrin, avec un coffret sur-mesure en chêne réalisé à la main par le designer John Galvin. Le principe : un hommage direct aux fûts ayant accompagné ce whisky pendant un demi-siècle, à partir de douze douelles de chêne, en écho aux techniques traditionnelles de tonnellerie. L’extérieur est sculpté pour évoquer les reliefs et textures de l’écorce naturelle, comme un récit de la transformation du bois. Dernier détail, hautement patrimonial : le coffret repose sur un socle en granit taillé provenant de la pierre du chai historique d’Aberlour, aujourd’hui désaffecté. L’idée, assumée, est d’offrir « une part » de l’histoire du lieu.

Graeme Cruickshank présente cette édition comme « bien plus qu’un whisky », évoquant un « héritage vivant » et la rencontre du temps, de la nature et du travail des artisans, chaque goutte devant raconter « cinquante années de soin attentif » et refléter le caractère de la terre du Speyside et le savoir-faire transmis à travers l’histoire de la distillerie.

Aberlour 50 ans, PVC : 35 000 €

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