Le Whisky Live Paris a soigné l’espace VIP comme jamais, en y incluant une nouvelle salle ouverte aux masterclasses d’anthologie, qui accueillera quelques dégustations historiques. Oui, oui, je vous en dis plus ! Mais faisons également le tour des nouveautés rhum et spiritueux hors whisky (qui fait l’objet d’un autre papier).

Vous me connaissez : au WLP, je suis la première à défendre la programmation du « plateau », et consacre en général fort peu de temps à l’espace VIP. Mais cette année, oui, cette année, les line-up pour happy few sont complètement dingues – traduire : si vous devez casser votre petit cochon-tirelire en porcelaine, c’est ici et maintenant.

La Maison du Whisky, organisateur de l’événement, célèbre son 70e anniversaire en se faisant plaisir, en nous faisant plaisir. Le VIP a donc pris ses aises. C’est donc ici, suspendu à l’étage de la Grande Halle, que vous découvrirez les embouteillages du catalogue création Les Anthologistes. Oui, y compris une grande partie des Artist Nikka Whisky. Ainsi que les Artist Neisson.

Explorez les vieux blends des années 50 à 70, bouteilles que John Glaser a assemblées pour composer son métablend Anthology (servi au Golden Promise). Consacrez tout le temps nécessaire pour découvrir le projet de négoce Cognac Syndicate, qui réunit 17 maisons et quelques bombes atomiques.

Le VIP se dote d’un espace France que vous prendrez d’assaut. Tiens, une revenante : Maison Lineti, la distillerie de Saint-Emilion, qui a trouvé un repreneur et commercialise bientôt ses premiers single malts. Bref. Je ne vous fais pas l’article, vous avez l’habitude de dérouler.

La grande nouveauté, ce sont les masterclasses qui se tiendront dans la salle Anthologie, soit 60 places accessibles aux détenteurs d’un bracelet VIP. Une occasion unique de prendre son temps, de savourer l’histoire de ces spiritueux tout autant que le liquide dans vos verres. Et là, préparez les sels avant de poursuivre votre lecture, ou collez le Samu en speed dial.

Pour la première fois dans l’histoire du WLP, la CHARTREUSE vous convie à une classe, en compagnie du maître distillateur Bertrand de Nève qui ouvrira 4 flacons d’exception. Profitez-en pour poser vos questions, sachant qu’il n’y répondra pas une fois sur deux.

Les amoureux de THE DALMORE sont conviés à une session inoubliable (on me murmure à l’oreille « millésime seventies ») en compagnie du maestro absolu, Richard Paterson – dieu qu’il nous a manqué !

Les amis SERGE et DAVE, dont on ne se fatigue plus à donner les patronymes, animeront une dégustation de blends des années 2020, Label 5 et Sir Pitterson au menu. Ah, non, pardon pour la fausse joie : on me signale qu’on servira plutôt 4 de leurs single malts préférés, dont les vintages de leur année de naissance.

Ce DUO D’ANTHOLOGISTES empile les années avec grâce, mais on n’a jamais été aussi heureux qu’ils prennent de l’âge ! Si je vous dis « distilleries fermées puis ressuscitées », entre autres, dont un embouteillage « que même Serge n’a jamais pu noter » ? Yep, that good.

GORDON & MACPHAIL va piocher dans son riche stock des années 1951 à 1975, et l’instant promet d’être magique. **Quinte de toux** Longmorn sixties <3 *Quinte de toux**. Et SIGNATORY VINTAGE propose 6 drams des années 60 à 80. Oui, 6 comme six. OMG.

Vous n’êtes pas prêts pour la masterclasse conduite par ICHIRO. Non, vraiment pas, et puis-je suggérer quelques exercices de relaxation profonde dans les jours qui précèdent ? Désolée, on m’interdit de dévoiler le line-up. Mais approchez. Plus près. Encore plus près, j’essaie d’écrire à voix basse : série des Cartes… Joker… Monochrome… Du calme, vous venez de me fusiller un tympan ! Gardez l’info pour vous, je risque ma vie.

Oh, une dégustation CARONI avec 100% d’exclusivités ! Pleine de surprises, croyez-moi sur parole… ne serait-ce que parce que le MC, Luca Gargano, n’a jamais su suivre un programme sans improviser free style et dégoupiller en live. Une masterclasse saké consacrée à DASSAI, avec quelques cuvées rares présentée par le propriétaire, M. Sakurai Kazuhiro en personne, cela ne se rate pas.

C’est peut-être le moment de vous rappeler le concept des masterclasses, VIP ou non : premiers arrivés, premiers entrés. Vous l’aurez compris, pour certaines dégustations il va vous falloir faire la queue. Longtemps – et inutile de poser votre serviette comme à la piscine de l’hôtel.

Puisque nous sommes à l’étage, balayons rapidement ce que propose le rhum. PLANTERAY propose sur le plateau ses embouteillages Barbade du catalogue Les Anthologistes, le nouveau Black Cask (Barbade/Fidji), le nouveau Sealander (à base de mélasse hydratée au jus de canne frais) et une triade Oceana. Ainsi que – tada ! – la 3e expression de Stade’s, le Rockley Last Drop, qui sont plutôt les premières gouttes sorties de ce mythique alambic remis en service à la Barbade il y a deux ans.

Chez HAMPDEN, on découvrira, à côté du Great House 10 ans 2026, un rhum blanc : Fresh (medium esters). Ainsi qu’un single cask portant une mark récemment créée en hommage à Ruth Hussey, R<>H, l’un des embouteillages officiels du Live. NEISSON, de son côté, apporte son SouBwa. Entre les deux, allez faire connaissance avec THE RUM TRAIL, la nouvelle gamme de négoce de rhum des frères Singh.

Retour aux origines chez BARBANCOURT, qui dévoile sa cuvée Héritage 1862, distillée en alambic Chalvignac copié sur les charentais historiques de la distillerie haïtienne, avant qu’elle ne passe à la colonne fin 40’s-début 50’s. COMPAGNIE DES INDES révèle 2 éditions limitées : son 16e Boulet de Canon (finish fûts tourbés d’Islay) et Fata Morgana (assemblage Guyana/Venezuela).

ISAUTIER présente en avant-première les releases inauguraux de sa nouvelle distillerie 100% agricole, Bérive. Des jus issus de la première récolte du domaine. J. BALLY réinvente son blanc 55° dans la carafe pyramidale. PÈRE LABAT servira son Canne Bleue 2026, tandis que RIVIÈRE DU MÂT célèbre ses 140 ans avec la cuvée Exquise 1886.

Parcourez la Gin Lane pour découvrir le Verger sauvage de CHRISTIAN DROUIN. Ainsi que le CITADELLE Bajan et le 0.0, sans alcool mais bluffant (il se peut que le dernier distillery exclusive, Citron Caviar, se pointe en loucedé). Très curieuse de tester le PORTOFINO Light Edition à 20%.

Il n’y a pas que le whisky (lire ici) dans le Pavillon France. Le cognac, et c’est historique, vient cette année en force au WLP (hello, FRAPIN), un moment que les amateurs de whisky espéraient depuis longtemps, tant la programmation des maisons charentaises est pointue.

L’armagnac également. Chez DARTIGALONGUE, découvrez Epilogue N°1, millésime 2011 en hommage au maître de chai Ghislain Laffargue, qui prend sa retraite. Direction le Calvados pour déguster le 14e Experimental de CHRISTIAN DROUIN, un Pays d’Auge de 23 ans mis à mariner 10 mois en fûts de Kilchoman. ROGER GROULT également se moletonne dans la tourbe, celle d’un Yeun Elez, le single malt phénolique du breton Armorik, le temps d’un finish de 5 mois sur une eau-de-vie de 20 ans.

Les liqueurs confirment leur belle présence : passage obligatoire chez CAZOTTES pour se liquéfier de bonheur sur la Tomates. Le Baobab de FAIR m’intrigue grandement, j’avoue. On s’arrêtera chez NUSBAUMER, qui revisite ses historiques Prunelle et Coing, et lance une nouvelle recette de liqueur de café en collaboration avec un torréfacteur alsacien.

A découvrir si vous êtes passé à côté de la hype du moment, la liqueur NOCES ROYALES. Et – sur la Cocktail Street – le nouveau COINTREAU Spicy qui pimentera les margaritas. Un mot sur la Cocktail Street, au passage : l’entrée est ouverte à tous, et une fois les lumières du « Live » éteintes, à 19 h, c’est dans le vacarme de ces lieux ouverts à la mixologie et à la fête que tout le monde se retrouve. Le bar invité par Nikka cette année ? Le new-yorkais MARTINY’S (sur résa).

Le Saké District devient incontournable, et accueille notamment la star DASSAI. La tendance est aux sakés pétillants, à l’acidité toute en vibrations. Je vous laisse faire le tour.

Le programme complet des exposants et des masterclasses – VIP ou ouvertes à tous – est à retrouver ici. Oui, j’ai fait des impasses (les collectors, le bar Les Anthologistes…), non, je n’ai pas cité tout le monde. Vous connaissez le principe : ondulez nez au vent et verre à la main, je ne vous donne pas 30 secondes pour trouver votre bonheur.

Une dernière fleur avant de se donner RDV à la Villette : cette année, exceptionnellement, ce n’est pas 1, ni 2 mais 16 embouteillages exclusifs WLP 2026 que vous pourrez acquérir en boutique – et déguster auparavant au stand LMDW en récupérant votre tote bag avec le catalogue et WhiskyMag (abonnez-vous !).

Je vous lâche quelques noms parmi les 16 élus ? Puisque vous le demandez gentiment. Clynelish 10 ans 2016 (yeah), Clynelish 20 ans 2006 (yeah, yeah), Mortlach 15 ans 2011, Armorik Yeun Elez, Bowm… Ah non, pas toute la liste, me dit-on. Les rhums, je peux ? Planteray Barbados 2022, Hampden 2024 R<>H déjà cité… OK, OK, j’arrête, aïe, on me tape sur les doigts ! Allez, bonne fin de semaine et RDV à la Villette. Vous me reconnaîtrez aux pansements sur les phalanges.

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