Avec deux lancements aux positionnements distincts, Diageo poursuit sa stratégie sur le segment des blends accessibles. Entre innovation autour de Johnnie Walker Red Label et remise en lumière d’un nom historique, le groupe entend répondre à des usages de consommation en mutation.

Sur un marché d’entrée de gamme décrit comme le plus vaste et le plus dynamique à l’échelle mondiale, Diageo choisit de jouer sur deux registres complémentaires. D’un côté, l’innovation avec Johnnie Walker Red Soul, pensée comme une évolution stylistique d’un best-seller. De l’autre, le retour de Black & White, marque historique repositionnée autour de son identité originelle. Cette approche illustre une volonté de couvrir un spectre large d’usages, en s’adressant à des profils variés, du consommateur en phase de découverte à celui en quête de repères établis.

Avec Red Soul, Johnnie Walker propose pour la première fois une déclinaison de son Red Label axée sur la douceur et la rondeur. L’expression s’appuie sur les mêmes réserves de fûts en vieillissement, mais s’en distingue par un profil volontairement assoupli, en phase avec des modes de consommation plus contemporains.

Le parti pris est clair : s’éloigner des marqueurs fumés habituellement associés à la gamme pour privilégier une lecture aromatique plus lumineuse. Le whisky développe ainsi des notes de vanille, de caramel fondant et de chêne délicat, prolongées par une finale décrite comme onctueuse et crémeuse.

En parallèle, Diageo remet en avant Black & White, un blend dont l’histoire remonte à la fin du XIXe siècle. Fondée en 1884 sous le nom Buchanan’s Blend, la marque adopte en 1902 son identité actuelle, incarnée notamment par les deux terriers noir et blanc devenus emblématiques. L’assemblage repose sur 35 single malts et whiskies de grain, issus notamment de distilleries des Highlands et du Speyside telles que Dalwhinnie, Clynelish et Glendullan. L’ensemble vise un équilibre accessible, avec un profil léger et souple. Au nez comme en bouche, Black & White développe une palette classique : céréales maltées, miel, vanille et notes florales légères, complétées par une structure marquée par le caramel, les fruits secs et une touche épicée. La finale reste modérée, douce, avec un boisé discret et une fumée très légère.

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