Selon la deuxième édition du Baromètre SOWINE/Dynata consacrée au marché britannique, les spiritueux, s’ils restent solidement consommés, voient l’intérêt qu’ils suscitent reculer nettement. Menée en décembre 2025 auprès de 1 002 Britanniques de 18 à 65 ans, l’étude dessine un marché plus exigeant, plus curieux et de plus en plus façonné par le numérique.

C’est l’un des signaux les plus marquants du Baromètre 2026 : l’intérêt pour les spiritueux s’essouffle, passant à 60 % de Britanniques déclarant s’y intéresser, soit un recul de 8 points. La consommation, en revanche, se montre plus résiliente : 71 % des consommateurs boivent des spiritueux purs ou sur glace (+2 points), signe de rituels bien ancrés. La vodka (81 %), le gin (77 %) et les liqueurs (76 %) demeurent les spiritueux les plus consommés neat ou sur glace.

Les occasions festives restent le principal contexte de consommation, citées par 28 % des consommateurs, avec une dimension toujours largement sociale : 47 % boivent entre amis, bien qu’en léger recul (-4 points), tandis que la consommation en famille ou en couple progresse (38 %, +3 points). L’étude y voit une catégorie qui reste profondément ancrée dans les habitudes britanniques, mais guidée davantage par le contexte et l’occasion que par une consommation quotidienne ou passionnée.

Côté achat, 76 % des Britanniques achètent des spiritueux, très majoritairement en grande surface (92 %, +2 points). Le budget moyen par bouteille se situe entre 11 £ et 20 £ pour 42 % des acheteurs. La pratique du cocktail maison reste répandue, à 74 % des consommateurs, malgré un léger recul (-3 points), pendant que la consommation globale de cocktails reste stable à 73 %. Les formats prêts-à-boire et prêts-à-servir (RTD/RTS) confirment quant à eux leur ancrage : 60 % des consommateurs britanniques en achètent, dont 32 % au moins une fois par mois.

Bière, no-low et digital : les autres tendances du marché

La bière reste un pilier de la culture britannique, consommée par 69 % de la population, avec un intérêt en hausse (57 %, +3 points) porté par les hommes (74 %) et les 26-35 ans (71 %, +12 points). Les occasions de consommation s’élargissent au-delà des soirées de week-end (60 %), gagnant du terrain à l’heure du déjeuner, le week-end (23 %, +3 points) comme en semaine (11 %, +4 points). La lager, la pils et l’ale dominent très largement (91 %), devant les bières brunes, stout et porter (67 %) et les IPA (66 %). Le marché se recentre sur la proximité : la bière locale devient le premier choix (62 %, +2 points), au détriment des bières importées (54 %, -15 points) et artisanales (37 %, -10 points), tandis que les bières industrielles progressent (36 %, +10 points).

Les boissons sans alcool ou à faible teneur en alcool poursuivent leur essor : 45 % des Britanniques en consomment désormais (+7 points), avec une croissance particulièrement marquée chez les 26-35 ans (71 %, +20 points) et les 18-25 ans (63 %, +13 points). La réduction de la consommation d’alcool reste le premier moteur (53 %, en recul de 9 points), mais le goût progresse en deuxième motivation (38 %) et l’effet de tendance gagne du terrain (15 %, +5 points). La fidélité aux produits est élevée : 86 % des consommateurs rachètent toujours ou souvent les mêmes références. La bière sans alcool arrive en tête des catégories no-low (64 %, +11 points), devant le vin (48 %, +9 points) et les cocktails (39 %, -3 points). Le vin sans alcool convainc de plus en plus sur le goût (50 % d’appréciation, +11 points), même si 21 % des consommateurs disent encore chercher une référence qui les satisfasse pleinement.

Enfin, le digital s’impose dans le parcours d’achat : 58 % des acheteurs de vin (+5 points) et 59 % des acheteurs de spiritueux (+9 points) achètent désormais en ligne, très majoritairement via les sites des grandes surfaces. Sur les réseaux sociaux, Instagram (71 %) et TikTok (70 %) restent les plateformes de référence pour suivre des influenceurs, et 60 % des consommateurs britanniques accordent de l’importance à leurs recommandations (+6 points) — un engagement particulièrement fort chez les 26-35 ans (75 %, +17 points). 37 % des acheteurs de vin actifs sur les réseaux sociaux ont déjà acheté un vin recommandé en ligne. Autre indicateur d’un changement en cours : 32 % des consommateurs britanniques ont déjà utilisé l’intelligence artificielle pour obtenir des conseils sur des boissons alcoolisées.

Méthodologie : deuxième édition britannique du Baromètre SOWINE/Dynata, réalisée en décembre 2025 auprès d’un échantillon de 1 002 Britanniques âgés de 18 à 65 ans, représentatif selon la méthode des quotas (genre, âge, zone géographique).

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