En peu de temps, la distillerie irlandaise Royal Oak s’est imposée sur la scène internationale. À l’image des whiskies de l’île, ceux produits sur ce domaine du XVIIIe siècle, situé dans l’est de l’Irlande, sont décomplexés et ambitieux. La marque maison, The Busker, se décline en trois styles de whiskey irlandais : pot still, malt et grain. Propriété du groupe italien Illva, elle s’affirme désormais en France. Whiskymag.fr a rencontré Woodie Kane, ambassadeur de la marque, à l’occasion du Whisky Live Paris.

En 2014, le groupe italien Illva, décide d’étendre les activités du groupe au whiskey irlandais. Figure incontournable de la culture culinaire italienne, Illva est notamment le propriétaire historique de la célèbre liqueur d’amande Disaronno.

L’aventure irlandaise

 

Pour concrétiser ses ambitions irlandaises, Augusto Reina, alors PDG du groupe Illva, repère un site à Royal Oak, dans le comté de Carlow, à l’est de l’île d’Eire. 

La suite ? La construction d’une distillerie d’une capacité de 2 millions de litres d’alcool pur (LPA) y est achevée en 2015.

Entre 2021 et 2023, le site de production est modernisé, et un nouvel entrepôt de vieillissement est construit en 2022 à Waterford. Ces aménagements garantissent un contrôle total de la chaîne de production, du grain au verre.

 

Rencontre avec Woody Kane

Pour en savoir plus, rien de tel que de rencontrer Woodie Kane, ambassadeur de la marque. Passionné, l’homme ne ménage pas ses efforts pour partager ses passions : The Busker, la distillerie Royal Oak et l’Irlande.

C’est quoi The Busker ? 

Pour moi, The Busker incarne l’esprit d’un whiskey produit dans une Irlande moderne. La distillerie Royal Oak, située dans l’est du pays, offre un paysage à couper le souffle. Nous produisons les trois styles de whiskey irlandais,  grain, malt et pot still et nous cherchons à rester les plus créatifs possible. Le nom The Busker (littéralement le chanteur des rues) rend hommage à ceux qui partagent leur art avec le public. Nous sommes aussi très fiers de la provenance de nos céréales, toutes locales. C’est, à mon sens, le meilleur moyen de rester connectés à la communauté qui nous entoure : les agriculteurs, les artisans… 

“la complexité de notre assemblage, grain, malt et pot still, combinée aux fûts de bourbon, de xérès et de marsala, offre un rapport qualité-prix vraiment intéressant.”

Qu’est-ce fait la différence avec les autres distilleries irlandaises ? 

Plusieurs éléments, selon moi. D’abord, le lieu : la distillerie, installée sur 17 hectares, est entourée de champs d’orge à perte de vue. La rivière Barrow nous fournit une eau exceptionnelle, et des chênes centenaires poussent sur place. Tout ce dont nous avons besoin pour produire du whiskey est là, sous nos yeux et à portée de main.

Ensuite, il y a l’engagement exceptionnel des équipes de Royal Oak. Chaque étape de production, de l’empâtage à la maturation, est méticuleusement maîtrisée. Nous avons déjà des whiskies fantastiques sur le marché, et bien d’autres à venir. Prenez le Triple Cask Blend : la complexité de notre assemblage, grain, malt et pot still, combinée aux fûts de bourbon, de xérès et de marsala, offre un rapport qualité-prix vraiment intéressant.

Quel est le produit phare de votre gamme ?

C’est une question difficile… Je suis fier de tous nos produits. Si le Triple Cask est une introduction accessible et polyvalente au whiskey irlandais, mon préféré reste notre Pot Still. Ce n’est pas une question de qualité supérieure, mais de préférence personnelle : facile d’accès mais  des épices vibrantes, tandis que la maturation en fûts de bourbon et de xérès apporte une profondeur qui donne envie d’y revenir sans cesse.

Lors du Whisky Live Paris, c’est le Calvados Finish qui a captivé l’attention. Notre Single Pot Still, affiné dans des fûts ayant contenu du Calvados, offre une connexion sublime avec des notes de pomme cuite, une touche d’acidité subtile et une complexité épicée. Certains visiteurs l’ont décrit comme « un goût français vu à travers le prisme irlandais ». 

The Busker en cocktails ça fonctionne bien non ?

Absolument ! Je suis convaincu que la polyvalence de The Busker s’adapte aussi bien à la dégustation pure qu’aux cocktails. Par exemple, avec son profil accessible et complexe, le Triple Cask excelle dans un Whiskey Sour classique. 

 

Je suis impatient de découvrir les créations inspirées par notre Calvados Cask Finish — imaginez une version revisitée du Trou Normand !”

 

Avec le succès que nous rencontrons au Japon, l’une de mes recettes préférées du moment s’appelle « Honeyed Harmony », un clin d’œil à l’harmonie entre les cultures irlandaise et japonaise. Le miel irlandais et le miso japonais y créent un équilibre et une touche umami, tandis que le nom rend hommage à la philosophie japonaise et à la connexion irlandaise à travers la musique.

“Recette Honeyed Harmony : 22,5 ml de sirop de miel et miso 22,5 ml de jus de citron 60 ml de The Busker Triple Cask Mélanger les ingrédients dans un shaker, ajouter de la glace, secouer et double-filtrer sur un gros glaçon dans un verre rocks.”

Tu étais à Paris pour le Whisky Live sur le stand The Busker, tu en as pensé quoi ?

Quel festival ! J’ai senti que la communauté française ne se contentait pas de grandir : elle mûrissait. Ce qui m’a marqué, c’est la profondeur des échanges et la curiosité sincère des visiteurs pour découvrir notre histoire et notre savoir-faire. 

Sur notre stand, nous ne nous contentions pas de servir du whiskey : nous partagions l’histoire de la distillerie Royal Oak, et la réaction a été incroyable. Les gens ont adoré notre récit et nos innovations, notamment nos deux nouvelles finitions : le Single Pot Still affiné en fûts de Calvados et le Single Malt vieilli en chêne de Mizunara, qui a particulièrement intrigué. Cet événement a confirmé la passion partagée entre The Busker et le public français. 

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